Les banques et la lutte contre le terrorisme

Tracfin, la cellule qui vise à lutter contre le blanchiment d’argent, en collaboration avec l’autorité de tutelle des banques, a publié fin novembre dernier une liste détaillée des obligations qui s’imposaient aux banques en matière de lutte contre le financement des activités terroristes. L’idée est d’accentuer la vigilance concernant les mouvements financiers suspects , la démarche visant à impliquer les banques à la hauteur des moyens dont elles disposent en matière de visibilité et de traçabilité concernant les flux bancaires. C’est depuis la fin des années 1990 que l’Etat a assigné ce rôle aux banques, dans un contexte de mondialisation et de montée du terrorisme. La liste en question est un document de 62 pages qui insiste donc particulièrement sur l’attention à accorder concernant les flux de pays venant de Syrie ou d’Irak, l’Etat islamique étant bien évidemment le premier surveillé.

La surveillance des transferts d’argent, mais aussi des ouvertures de compte à destination de ces pays où les mouvements inexpliqués de clients ainsi que la vérification accrue des identités et attestations sont les grands axes développés dans ce document. Les réseaux de Daesh étant nombreux et complexes, l’aide des banques est évidemment la bienvenue dans cette volonté de tracer les mouvements de flux et ainsi remonter les filières. Les banques françaises sont donc désormais très attentives à tous ces éléments mais cela reste malheureusement insuffisant, dans la mesure où les récents scandales de fraude et d’évasion fiscale (HSBC) ont quelque peu égratigné l’image et le sérieux des banques dans leur volonté de lutter contre le blanchiment d’argent.

Si vous recherchez une banque sérieuse, orientez-vous vers les banques en ligne qui proposent des prestations moins chères, en ouvrant un compte en ligne La NET Agence ou un compte en ligne Monabanq par exemple.